«Maintenant, je me dis que je suis capable de réussir.»

Olivier a 13 ans. Il est en secondaire 1. Pour la deuxième fois. Nous sommes en octobre 2013. C’est à peine la rentrée et pourtant il fait déjà des siennes.

Son école? Un bunker. Sans fenêtres. Avec de longs corridors interminables. Le genre d’école hantée par son passé de gangs de rue qui n’arrive pas à se défaire de sa mauvaise réputation. Le genre d’école d’où 1 élève sur 2 sortira sans diplôme.

Comme si c’était déjà écrit, Olivier est suspendu. En cause: son comportement qualifié «à risque». Il n’écoute pas les profs. Ne fait pas ses devoirs. Se bat même parfois. Il a du mal à contrôler ses émotions et à gérer sa colère. En jeu: son avenir.

Aujourd’hui, Olivier a 16 ans. Il est en secondaire 4. Quand on le voit, il a l’air d’un jeune homme mature, calme, réservé même. Il n’a plus été suspendu, ni eu aucune autre mesure disciplinaire depuis 3 ans.

Mais que s’est-il passé? Des gens comme vous ont sauvé son année. Comment? En permettant de l’accueillir le temps de sa suspension – de 3 à 5 jours – avec une approche et des activités faites sur mesure pour des jeunes comme lui.

Cette intervention à une période critique de l’année scolaire a tout changé. Le sortir de son milieu. Stopper la spirale infernale. La relation qu’il a établie avec son intervenante, Amélie, y est pour beaucoup. À tel point qu’à son retour à l’école, déterminé à ne pas suivre le même chemin que ses amis qui ont été renvoyés ou sont dans des gangs de rue, Olivier a pris conscience qu’il lui valait mieux faire ses choses et prendre du recul.

Son attitude a alors changé. Ses notes ont commencé à augmenter. Au point de gagner plusieurs prix pour son comportement, son leadership et ses prouesses sportives au football américain. Il est même devenu capitaine d’équipe. Un vrai leader!

*Les noms ont été changés pour préserver l’anonymat de nos participants.

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